De nombreux coureurs se demandent pourquoi certaines personnes semblent les dépasser sans effort, alors que leur propre progression semble bloquée. Est-ce juste de la génétique ? La réponse est complexe. Bien que des avantages naturels existent, des améliorations significatives de la vitesse sont réalisables pour presque tout le monde grâce à un entraînement cohérent et intelligent. Cet article détaille la science derrière la vitesse de course et décrit les étapes concrètes pour vous aider à devenir un coureur plus rapide, quel que soit votre point de départ.
La science de la vitesse : nature contre culture
La vitesse de course n’est pas uniquement déterminée par les capacités inhérentes. C’est une combinaison de physiologie et de technique. La génétique constitue une base, mais l’entraînement s’appuie sur elle. Les gens ont naturellement des ratios variables de fibres musculaires à contraction rapide (puissance, sprint) et à contraction lente (endurance, marathons). Ceux qui ont plus de fibres à contraction rapide peuvent trouver le travail rapide plus facile, tandis que ceux qui ont plus de fibres à contraction lente excellent sur de plus longues distances. Cependant, quelle que soit votre prédisposition génétique, vous pouvez adapter vos muscles grâce à l’entraînement pour améliorer la résistance à la fatigue et la vitesse globale.
La morphologie joue également un rôle. Des jambes plus longues peuvent couvrir plus de terrain avec moins de foulées, ce qui les rend biomécaniquement efficaces. Mais encore une fois, ce n’est qu’un facteur parmi d’autres. L’élément le plus critique est le VO2 max : la quantité maximale d’oxygène que votre corps peut utiliser pendant l’exercice. Une VO2 max plus élevée équivaut à des efforts soutenus plus rapides sans épuisement. Bien que la génétique influence la VO2 max de base, elle peut être considérablement améliorée grâce à un entraînement constant, en particulier un entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT).
Comment s’entraîner pour des temps plus rapides
Devenir un coureur plus rapide nécessite une approche structurée. Voici comment mettre en œuvre les techniques approuvées par le coach :
Construire une fondation
Les débutants devraient privilégier le temps plutôt que la distance. Commencez par des séances de conversation de 20 minutes trois fois par semaine, en augmentant progressivement la durée de deux minutes toutes les deux semaines. Cela renforce en toute sécurité la capacité aérobie et le VO2 max, jetant ainsi les bases d’un travail rapide.
Variez votre rythme
Une fois à l’aise avec des courses cohérentes, introduisez l’intensité. Un plan de formation complet comprend :
- Exécutions faciles : Rythme de conversation (RPE 5).
- Courses plus longues : Légèrement plus rapides que les courses faciles (RPE 3-4).
- Intervalles de sprint : De courtes rafales à un effort presque maximum (RPE 9-10) suivies de périodes de récupération (RPE 2-3).
Les intervalles entraînent votre corps à gérer des efforts de haute intensité, vous rendant ainsi plus rapide et plus résilient. Par exemple, une minute rapide, deux minutes faciles.
Entraînement en force pour la puissance
La course à pied n’est pas seulement une question de cardio. L’entraînement en force deux à trois fois par semaine est crucial pour la prévention des blessures et la puissance explosive. Concentrez-vous sur des exercices composés comme les squats, les fentes, les soulevés de terre et les planches pour développer la force fonctionnelle et améliorer la coordination.
Affinez votre formulaire
Une mécanique efficace est essentielle. Visez une légère inclinaison vers l’avant, des épaules détendues et une frappe au milieu du pied. S’enregistrer en train de courir au ralenti peut révéler des domaines à améliorer.
Donner la priorité à la récupération
Le repos est aussi important que l’entraînement. L’espace dur est espacé d’au moins 48 heures et prend un à deux jours de repos complet par semaine. Des étirements doux, la marche ou le vélo peuvent faciliter la récupération.
La cohérence est la clé
Devenir plus rapide demande du temps, de la discipline et de la patience. Des gains significatifs peuvent être constatés au bout de quatre à huit semaines de formation structurée, avec des améliorations plus substantielles au bout de trois à six mois. Le système nerveux s’adapte à des mouvements plus rapides au fil du temps, recrutant plus efficacement les fibres musculaires à contraction rapide.
En résumé : même si la génétique constitue un point de départ, un entraînement cohérent et intelligent peut repousser vos limites. Vous ne deviendrez peut-être pas un athlète d’élite du jour au lendemain, mais avec des efforts dévoués, vous améliorerez votre rythme et atteindrez de nouveaux records personnels.

























